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    Pierrick Esclauze (itw du 2/02/2015)

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    Pierrick Esclauze
    un pépito à croquer !
     
      Né le 20/06/1985
    1m96 113kg
    Poste : 5, deuxième ligne

    Champion de France Espoirs MontPierrickllier 2007
    Champion de fed 2 Marseille 2011

    Aubenas(ProD2) début en cadet à 15 ans
    MontPierrickllier (espoirs) 2006/2008
    Aubenas (Pro D2)2008/2009
    Marseille (F2/F1) 2009/ 2011
    2011 à 2014 : USON Rugby Plus (F1)
    2014/….. Montauban


    Ton parcours : un Pierricku atypique non ? De la F2 à la D2…
    Pierrick
     : Ça a été un parcours compliqué parce que Marseille a été une aventure douloureuse. On était un bon groupe, de jeunes pour la plupart, qui étaient restés en fed2 après la descente de fed1, donc inscrits dans le projet marseillais. On y croyait vraiment, avions tout fait pour que ça marche. Malheureusement, quand on allait être récompensés par la montée en fed1et un avenir sportif un peu plus intéressant, ça s’est cassé la gueule. C’est dur à digérer parce que du jour au lendemain, il y a plein de choses qui arrivent : t’es plus payé, obligés de lâcher les apparts parce que les loyers n’ont pas été payés depuis 6 mois et on ne le savait pas, t’es obligé de partir à l’autre bout de la France, lâcher les mecs qui qui tu es depuis 2 ou 3 ans. Ça fait partie d’un parcours un peu spécial mais intéressant aussi par ce qu’on apprend plein de choses quand ça se passe comme ça. Il faut voir le bon côté et essayer de rebondir du mieux possible. Pour l’instant, ça ne s’est pas trop mal passé. Nevers ça s’est fait très vite parce qu’ils avaient un pilier et un 2e ligne blessé, du coup, je suis parti avec un de mes meilleurs amis, David Vaudaine. On s’est retrouvé là-bas tous les deux donc un peu moins dépaysés et on a fait presque 3 saisons là-bas et on s’est régalés.


    Puis tu es parti de Nevers. Et pourquoi ?
    Pierrick
     : (éclat de rire) on va dire que l’on n’était plus dans la même optique avec le staff et le président. C’est comme ça. On n’avait peut-être pas la même vision des choses. Plus de différents que de bons côtés à partager. A partir de là, il faut savoir partir sur autre chose. C’est très bien comme ça.


    Tu n’avais de contacts qu’avec Montauban ?
    Pierrick
     : Non, j’avais plusieurs contacts. Mais des contacts avancés avec Montauban parce que je connaissais Daniel Bory depuis un long moment : on s’était téléphoné 4 ans avant quand David Byrnes est arrivés ici. Pour diverses raisons, ça c’était pas fait et on s’est retrouvé au bon moment.et pour lui et pour moi. Ensuite, ça c’est fait très rapidement parce qu’on était tombé d’accord avant les phases finales.


    Un mot pour ton ancien club ? Tu penses que Nevers aurait sa place en d2 ?
    Pierrick
     : Cette année, je ne les suis que de très loin mais vu la saison qu’ils font, elle ressemble à celle de Montauban la saison, dernière, j’ai envie de dire oui. Mais Montauban est bien placé pour le savoir, les phases finales sont longues, dés fois ça sourit, dès fois ça sourit pas. Je leur souhaite de pouvoir y accéder parce que c’est quelque chose de super intéressant.


    Ton surnom, pépite, vient d’où ?
    Pierrick
     : (en riant) Très vieux !!! Ça remonte en crabos à Aubenas, il y a des années. Ça date mais c’est reste, c’est sympa ! Il vient des gâteaux. A la base c’est « Pépito » le surnom et non pas « Pépite ». C’était un déjeuner… on va dire, de bon matin… Il n’y avait que ça à manger et on en avait mangé beaucoup. C’est resté ! C’est marrant et puis c’est un bon souvenir parce que ça remonte à vieux et ça m’a suivi partout parce que quand je suis allé à Montpellier il y avait d’anciens albenassiens qui me connaissaient comme ça. À Marseille pareil, d’anciens albenassiens et montpelliérain. Et à Nevers pareil et Montauban pareil et voilà…

    Tes points forts ?
    Pierrick
     : (rire gêné suivi d’un long soupir) C’est difficile à dire parce que je n’ai pas le profil précis de 2e ligne. Je ne suis pas super grand, pas super gros… Non, mais c’est vrai ! Maintenant on voit des gabarits 2m01/130kgs. Là, à l’heure actuelle le gabarit que j’ai se rapproche plus des 3e lignes que des secondes. Alors j’essaie d’être performant sur ce qui est important pour moi en 2e ligne : la touche, la mêlée, les zones de contact et de combat, rucks, plaquages. J’essaie de me débrouiller au milieu de tout ça ! Dès fois c’est dur…


    Tes points faibles ?
    Pierrick
     : OH, ouais, plein ! Peut-être du boulot à faire physiquement pour ressembler plus à un profil qu’a un autre. Après, il y a toujours à bosser même si on est performant sur la touche, la mêlée, les adversaires changent tous les week-end, s’améliorent tous les week-ends. Du coup, il faut toujours bosser et bosser sur tout. Ce n’est pas évident mais déjà on bosse bien sur la touche et la mêlée en collectif la semaine. Après chacun à ses petits trucs, on fait des coups d’envoi avec Gauthier Gibouin, Amédée. Ça peut être un peu de technique : la passe. Ça arrive moins que les autres mais il faut bien être prêt. On travaille notre jeu au pied aussi. Ça sert encore moins mais bon… c’est sympa.


    Pépito est-il un cœur à prendre ?
    Pierrick
     : Ouais, ouais, ouais… Comme je dis : je suis chercheur à plein temps !


    La fille idéale alors, pour toi , elle est comment ?
    Pierrick
     : (en riant) Je ne sais pas, je sais pas… Après, c’est aussi compliqué avec le rugby parce que ça prend beaucoup de temps ! Il y en a qui y arrive ! Même beaucoup à qui ça arrive donc je me dis que ça ne devrait pas tarder à arriver…


    Ton (tes) meilleur(s) souvenir(s) de joueur ?
    Pierrick
     : Plusieurs. Les 1ers matchs en une à Aubenas. C’est arrivé vite, j’avais 18 ans, d’une année sur l’autre je les regardais jouer le dimanche quand on était en crabos et pour diverses raisons l’équipe reichel à été supprimée à Aubenas et je suis monté directement en senior. Finalement j’ai intégré le groupe de la une rapidement et passer de l’autre côté de la barrière, c’est assez impressionnant et de bons souvenirs !
    Après, il y a les deux titres de champion. Je pense que peu importe le niveau : espoirs avec Montpellier, Fédérale 2 avec Marseille. Que ce soit le match et la fête qui s’ensuit, c’est génial !
    Les phases finales en général : à Montpellier, l’année avant d’être champion, on va jusqu’en finale. Avec Marseille, Nevers aussi. C’est les meilleurs moments du rugby ! On bosse toute l’année pour ça et quand on est récompensé, c’est super !


    Davantage tisane ou bière ?
    Pierrick
     : Ben, écoute…on va dire tisane la semaine et bière le week-end.


    D’autres passions que le rugby ?
    Pierrick
     : Oui, je suis passionné de sport automobile. Mes parents ont fait du rallye pendant 15 ans, voire un peu plus. Ils se sont rencontrés comme ça ! Du coup, à la base, j’ai toujours baigné là-dedans, bien avant le rugby ! Le problème est que c’est un sport qui est très très peu accessible financièrement et niveau temps puisque ça demande beaucoup de préparation. A 18 ans, plongée à fond dans le rugby et c’est un sport à risque aussi. C’est compliqué de prendre des risques quand le rugby devient une passion et un travail. Du coup, on le met un peu en suspens. On a pas mal de vieilles bagnoles à la maison avec mon père que l’on restaure et fait rouler pour le plaisir. Pour l’instant, je me contente de ça et verrai par la suite.
    Après, le sport en général. Le ski aussi, mais c’est pareil, j’en fais plus parce que pas super compatible avec le rugby. 


    En venant ici, tu connaissais un peu Sapiac pour y être venu en spectateur, maintenant que tu y es, Il y a des choses qui te déplaisent, qui te surprennent niveau ambiance, état d’esprit, fonctionnement ?
    Pierrick 
     : Non, non ! C’est un club qui vit vraiment le rugby à fond ! De manière peut-être différente qu’a Nevers, Marseille. Chaque endroit a ses bons et ses mauvais côtés aussi. Le gros avantage est qu’il y a énormément de passionnés. Beaucoup de gens qui nous suivent un peu partout : sur les terrains, à la maison, à l’extérieur, sur les journaux, les réseaux sociaux. Dés fois, c’est vrai que ça ne laisse pas beaucoup de place à la vie « personnelle », parce que l’on est beaucoup suivi. C’est normal aussi : on est au centre de quelque chose de super important et c’est aussi plaisant d’avoir cette importance. On ne peut pas s’en plaindre ! Avec l’ambiance qu’il y a tous les week-ends à la maison, à l’extérieur ! C’est une force supplémentaire de se sentir suivi, on sait qu’on a de l’importance. Quand on fait de bonnes performances, on fait plaisir aux gens, à la ville. C’est un engouement que l’on ne peut pas se permettre de gâcher. Ça met une petite pression supplémentaire mais une bonne pression !


    Des points à améliorer niveau supporters ?
    Pierrick
     : il y en a toujours. Ce que je trouve sympa, c’est ces échanges qu’il y a entre joueurs et supporters : on se connait presque tous, on se voit souvent. Là c’était un peu exceptionnel mais pour les 15 ans des Ultras, que les joueurs soient présents, c’est très bien aussi ! Après, je n’ai jamais été fervent supporter alors c’est difficile de donner de bonnes idées… Mais il y a déjà beaucoup de choses qui sont faites !


    L’après rugby, tu commences à y penser ?
    Pierrick
     : Ben oui, malheureusement. Parce que je me rapproche de la fin : j’arrive sur les 30 ans bientôt donc je commence à y Pierricknser, oui.
    J’ai passé un BTS mécanique/productique à Aubenas, le BPJEPS, diplôme d’entraineur. Le gros problème est que ce sont des diplômes que j’ai depuis dix ans. Quand tu te pointes quelque part avec des diplômes qui datent de dix ans et sans expérience, ça devient compliqué ! Donc à voir. Dans le rugby, pas dans le rugby, ça dépendra des opportunités qui se présenteront. Le boulot, ça devient de plus en plus compliqué. Étudier les opportunités, s’il y en a déjà, et y répondre le plus favorablement possible. C’est difficile aujourd’hui de dire comment ça va se passer dans 4, 5 ans…


    T’es prêt à finir ta carrière à Sapiac ?
    Pierrick
     : Je me suis toujours investi à fond dans les clubs où j’étais. Enfin, j’espère ! 
    À Marseille, je suis parti parce que ça a coulé. Le rugby, je voulais en faire mon travail et là c’était plus possible. Donc par la force des choses, je suis parti.
    À Nevers, je serai resté aussi mais comme on disait, si ça avait continué je ne pouvais plus faire du rugby mon travail, donc je suis parti.
    À Montauban, bien sûr. Ne serait-ce que pour le challenge sportif parce qu’évoluer en ProD2, c’est une chance et un plaisir. Donc faire le maxi pour y rester et évoluer à ce niveau-là. On y revient, mais pour le public, parce que c’est quand même plus sympa de jouer devant 10 000 personnes que devant ……. 5 spectateurs et un chien. Il y a plein de raisons. Le groupe aussi parce qu’il y a une super ambiance. Des mecs que je connaissais depuis longtemps que j’ai retrouvés : c’est toujours sympa. D’autres que j’avais rencontrés sur les terrains et que j’ai appris à connaitre un peu plus. C’est super sympa aussi ! Il y a une bonne ambiance, ça bosse dur et c’est plus facile d’évoluer dans ces conditions que quand c’est compliqué. Après, c’est à Daniel et Xavier qu’il faut en parler mais moi, je resterai bien là. C’est sûr !


    On vise toujours le maintien ?
    Pierrick
     : Le problème est que mathématiquement le maintien n’est pas acquis ! Il faut continuer à faire le boulot pour être sûr d’être maintenu. Il y a quand même de grosses, grosses chances que ça se passe plutôt bien. Après, est-ce qu’on veut rester dans le milieu de tableau et s’en contenter ? Ou alors, sans être prétentieux, juste être un Pierricku plus ambitieux. On voit que c’est super serré. On peut finir 10e du championnat comme 3e. il reste onze matchs. Onze matches compliqués : on reçoit les gros, on va chez les gros, même s’il n’y a pas de petites équipes. Les matchs qu’il nous reste à faire, c’est contre des prétendants à la qualification, à la montée. Tout le monde veut une petite part du gâteau et va falloir ce qu’il faut pour en croquer un morceau ! Ça va être dur !


    On commence par Carcassonne. Tu le sens comment ce match ?
    Pierrick
     : Compliqué ! Pour en avoir discuté avec les mecs, au niveau physique, c’est une des équipes qui nous avaient le plus marqué. Vraiment un gros pack, des joueurs puissants. Avec les terrains gras et les mauvaises conditions, c’est toujours un atout d’avoir une équipe solide. Donc je pense compliqué ! Après, on le voit, d’un week-end à l’autre, si on prend notre exemple, on livre de bonnes prestations, de moins bonnes. Si on y va sur un week-end ou ils sont un peu moins bien, il y a peut-être quelque chose à faire. S’ils sont très en forme, il y a peut-être quelque chose à faire mais ça va être plus compliqué. On verra, on va faire une bonne semaine de préparation, remettre tout le monde d’aplomb parce qu’il y a quelques petits pets après le match de samedi.


    Physiquement, tu te sens comment là ?
    Pierrick
     : Aujourd’hui lundi, un peu fatigué , sinon, ça va. J’étais de repos contre Albi et puis c’est le dernier match du bloc. On aura un week-end voire quelques jours en plus suivant la prestation à Carcassonne. Ça va permettre de se reposer et après on attaque sur un gros bloc donc faudra être en forme.


    Un truc que t’aimerais faire, que t’as pas eu l’occasion de faire…
    Pierrick
     : Je dirais bien une course de voiture même si je dois me faire engueuler par mon père ! Par manque de temps et puis c’est difficile de prendre des risques par rapport au rugby quand c’est notre métier. On en pas longtemps, du moins à mon goût ! Les carrières passent super vite. On va profiter du rugby et après faire ce projet ou d’autres, je ne sais pas. Celui-là, pour l’instant, me tient à cœur.


    La question pas posée que t’aurais aimé que je te pose….
    Pierrick
     : (grand éclat de rire, le regard devient malicieux…) Te laisser mon numéro de téléphone, pour mettre sur le site… au cas où il y ait des chercheuses à plein temps comme moi !!!