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    Amédée Domenech - Romain Lauga (24/09/2013)

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    Amédée Domenech

    Né à Brive le 18/07/1984.
    1,82 m – 98 kg
    Talonneur de formation, joue 3e ligne aile.

    Formé au CA Brive où il évolue de 2005 à 2007, FC Lourdes (2007/2008),Le Bugue AC (2008/2010), à l’ USM depuis 2010

    Romain Lauga

    Né à Créteil le 19 mai 1982
    1,72 m – 92 Kg
    Talonneur
    Rugby olympique yerrois, PUC, RC Massy, Stade français Paris, SU Agen (2003/2005), Stade montois (2005/2011), Union Bordeaux Bègles (2011/2012), à l’USM depuis 2012
    vice-champion du monde 2001 -19ans au Chili, face à la Nouvelle-Zélande.
    International universitaire : en 2004-2005

    Après une série de victoire et la place de premier national, que penses-tu de l’équipe ?
    Romain :
    On a une bonne équipe, on a du monde à tous les postes, le recrutement a été fait pour cela cette année et c’est bien. Il me semble qu’on part un peu  en avance au niveau du jeu par rapport aux saisons dernières et il faut continuer. Je crois que l’équipe est bonne et qu’il faut continuer comme cela.
    Amédée : Mon sentiment, c’est que ça fait trois ans qu’on l’attend, cette première place. Ça va faire quatre ans que je suis là et ça fait trois ans qu’on la veut et l ‘équipe a le sourire, on est tous en train de bosser pour le même objectif : finir premier national et être en finale au mois de juin.

    Tu as fait du rugby, pourquoi ?
    Amédée :
    Je suis originaire de Brive où mon grand-père a été une star du CAB et de l’équipe de France, donc avec mes frères, on a été directement versé dans le rugby, dès notre plus jeune âge. Ça a été une vocation pour nous et avec Florent, on a réussi à être joueurs professionnels et pour l’instant c’est agréable, alors, pourvu que cela dure.
    Romain : J’ai démarré par deux ans de foot tout petit. J’avais des copains au rugby, c’est mon père qui entrainait la catégorie poussin et comme je m’ennuyai un peu au foot, il m’a dit essaie le rugby. J’ai essayé et j’y suis resté.

    Tu as connu différents clubs, à différents niveaux …. Sapiac, c’est un challenge pour toi ?
    Romain :
    Sapiac, c’est déjà beaucoup de plaisir parce que dans les années qu’on peut faire, même si c’est une passion à la base, il y a des moments plus pénibles que d’autres. Donc, ici c’est beaucoup de plaisir, je découvre un public top, un club top aussi et je me prends au jeu et j’ai envie d’aider, comme les autres, le club à remonter.
    Amédée : Sapiac, c’est une famille surtout, pas un challenge. Quand je suis arrivé, on descendait de Top 14, j’ai eu la chance d’avoir mon frère qui était là et qui m’a, entre guillemets, fait venir puisque Florent a fait tout son possible pour que je retrouve un club professionnel, même si c’était en fédérale une. Je suis passé par d’autres clubs, il y a eu Brive en Top 14, le Bugue en fédérale une où c’était plus ambiance champêtre, et puis il a Sapiac. A Sapiac, j’ai redécouvert une famille. Moi, je suis 100% Sapiacain, dans l’état d’esprit, moi, je ne vis que pour mon stade et mon équipe, un peu comme toi et tous les Ultras qui sont derrière nous.

    Sapiac et les « Ultras », qu’est-ce que ça représente pour toi ?
    Romain : C’est un des publics les plus chaleureux, un public qui chante, je crois que cela se perd ailleurs, C’est un public super. Un groupe qui est derrière nous, qui se déplace aussi. Je crois que ce n’est pas tous les clubs qui ont cette chance. Après, je n’ai pas connu ce public quand le club était au plus haut niveau, mais j’imagine que ça devait être décuplé encore. Je suis étonné de voir tout le monde qu’il y a pour nous voir jouer en fédérale et j’espère que l’an prochain, on aura encore plus de monde pour la PRO D2.
    Amédée : Les Ultras Sapiac, c’est le maillot que je porte tous les week-ends et à chaque entrainement. On est sur le terrain, mais vous aussi. Vous avez tous des âges différents, mais c’est vous qui nous revendiquez, vous nous portez. C’est un sentiment que je n’ai jamais connu ailleurs. Je vous vois à tous les matchs et c’est une émotion à chaque fois. Il n’y a qu’à Sapiac qu’on a cette émotion-là.

    Un joueur emblématique ?
    Amédée :
    Je ne me suis jamais posé la question …… J’aime bien Gerhard Vosloo de Clermont, juste pour son physique et parce que je l’ai connu à Brive. C’est un très bon mec et physiquement, il a toujours été un « phantasme » pour moi ……
    Romain : Pas spécialement, il y a aujourd’hui des tas de joueurs talentueux, mais petit, j’aimais beaucoup Laurent Cabannes en troisième ligne aile.

    Un club dont tu aimes le jeu ?
    Romain :
    Bordeaux.
    Amédée : Je ne regarde pas trop parce que j’ai été déçu par le rugby de haut niveau. Peut-être le petit club, à coté de Brive, ou joue mon petit frère qui s’appelle Malemort en fédérale 3, où je vais juste voir mon frère. Ou Nègrepelisse, parce qu’il y a mon beau-frère. Mais c’est en fonction du temps que je mets à me réveiller le dimanche ….

    Un de tes meilleurs souvenirs de joueur …
    Romain :
    Sans doute la montée en top 14 avec Mont de Marsan en 2008.
    Amédée : Mon premier match avec Brive en Challenge Européen où je rentre à la cinquantième et direct je prends un ballon et je marque un essai de cinquante mètres. Ça a été la plus belle récompense pour moi et ma famille parce que c’était inattendu. J’ai accéléré, j’ai fermé les yeux, je me suis retrouvé dans l’en-but et en me relevant, j’ai croisé le regard de mes parents qui étaient en pleurs, donc, c’était émouvant pour moi.

    Le pire …..
    Romain :
    Je ne vais pas dire la défaite de l’an dernier, mais en tout cas ce genre de match, où on ne monte pas contre Bourgoin, comme avec Mont de Marsan quand on ne remonte pas on perd en 2000 contre Albi à rien du tout …… Ce genre de match qui laisse amer.
    Amédée : C’était de me retrouver un an sans jouer au rugby et d’être dans une spirale négative qui m’avait  fait perdre un peu l’envie de jouer au rugby.

    Tes qualités …..
    Romain :
    Je pense que j’essaie de m’engager sur le terrain.
    Amédée : Je suis quelqu’un qui est assez sociable et est ouvert aux autres personnes, donc, je crois qu’ici on m’apprécie parce que je suis « droit dans mes baskets » et que je me prends pas la tête, c’est déjà pas mal. Après, j’ai un défaut, c’est que je suis « trop bon, trop con », je veux tellement bien faire que parfois, on peut s’amuser de moi, mais bon, il n’y a pas que moi, qui soit comme ça, il y en a d’autres…….

    En dehors du Rugby …..
    Romain :
    Je suis assez simple, j’aime bien un petit barbecue, un peu de guitare, de la musique, bouquiner …… Après, j’ai depuis sept mois et demi un petit, ça prend le pas sur le reste et ça prend du temps……
    Amédée : Etre avec ma femme !!!  J’aime bien être chez moi, avec ma fiancée. Après, on a un petit chien, donc, on va s’occuper du petit chien … Sinon …. Non, rien d’autre, rester chez moi, tranquille avec ma fiancée, ça me convient très bien, au calme. Bien sûr, partager des moments avec les amis et la famille aussi ….

    Après le rugby ……
    Romain :
    Je ne sais pas du tout et c’est quelque chose qui m’angoisse assez ….
    Amédée : Je me suis posé mille fois la question. Mes parents tiennent une agence immobilière et vous avez pu remarquer, si vous êtes un peu curieux, que je me trimballe dans une voiture « Orpi, St Antoine » immatriculée dans le 19. J’aimerai bien faire cette reconversion-là. Mais après, je ne sais pas, je vais voir, j’ai eu beaucoup d’appels de clubs qui m’ont proposé « monts et merveilles », mais pour l’instant, j’aimerai bien finir l’histoire qu’il y a ici, rester quelques années encore à Sapiac ……Après, plus tard, je verrai …. 

    Questions à Romain

    En tant que talonneur, les nouvelles règles en mêlée ….. Plus difficile ? Ça apporte quelque chose ?
    Romain :
    Plus difficile, non. Maintenant que ça ait réellement apporté quelque chose, je ne sais pas, il faudra voir dans le temps, au cours de la saison, mais sur le début d’année, pour moi, le constat, c’est que ça n’a pas clarifié la situation. On s’entraine assez dur sur la mêlée, comme je pense d’autres clubs et le week-end, il n’y a quasiment pas une mêlée qui est jouée correctement. Donc, j’ai envie de dire que non, pour l’instant, non ça ne clarifie rien, alors est-ce qu’avec le temps, on va changer, nous, nos comportements, pour l’instant à chaque mêlée, il y a quelque chose qui est sifflé.

    Romain, c’est quoi, un capitaine ?
    Romain :
    Il y a plusieurs types de capitaines, il y a des capitaines d’exemple, de terrain, de jeu. Pour ma part j’essaie d’aider à ce qu’on conduise bien la partie, qu’on mette les choses, j’ai envie de dire, dans l’ordre. C’est important aussi qu’on soit rassemblés, qu’on aille tous dans la même direction et la direction, c’est de monter et ça doit se faire collectivement … Donc essayer de faire que chacun se sente bien dans le groupe et que les choses se fassent intelligemment sur le terrain …..

    Romain, le « carton rouge » …. Justifié ?(contre Lormont le 28/09/2013, arbitre polonais)
    Romain : Je dirai NON, j’ai déblayé sur un ruck, la personne que j’ai sortie est revenue et j’ai re-déblayé avec la tête ….. Comme cela se passe sur 95% des rucks et on a signalé que j’avais donné un coup de pied à un joueur au sol …. C’était faux. Donc, prendre un rouge pour coup de pied, c’est pas justifié. Prendre un rouge parce que j’ai déblayé avec trop d’agressivité … Même ça ce ne serait pas justifié. Ça aurait valu un jaune, éventuellement, mais pas un rouge et il n’y a pas eu de coup de pied.

    Tu t’es mis à l’apprentissage du Polonais après cela ?
    Romain :
    Non, après ça ne sert à rien d’en faire une grande histoire. C’est un peu dommage qu’on soit tombés sur un arbitre comme ça, je pense qu’il n’était pas à la hauteur. Quand je vois celui qu’on a eu le week-end dernier, il y a une énorme différence et il n’y a pas photo.

    Romain, les talonneurs « mangeurs d’oreille », légende ou réalité ?
    Romain :
    Non, c’est arrivé une fois, peut-être. Je le sais car j’ai joué au PUC et c’était lors d’un match Hagetmau contre le PUC, il y a très longtemps …. Un joueur du PUC avait perdu un bout de son oreille …. Mais, non, bien sûr que non. -toi, tu ne le fais pas ? -  Non, mais personne, c’est un mythe ….

    Et « les mots doux » sous les mêlées ?
    Romain :
    Sous la mêlée, pas forcément, après, il arrive sur le terrain que tu échanges des trucs pas forcément sympas. Mais, je crois, que ça fait partie du jeu …..

    Quelque chose que tu as envie de dire « aux Ultras » :
    Romain :
    ça ne va pas être original, mais, qu’ils continuent parce que c’est assez incroyable. Entre guillemets, malheureusement, on s’habitue, mais, c’est incroyable quand tu arrives de voir l’engouement qu’il y a autour du club. J’ai envie de leur dire : continuez, de leur dire : désolé pour l’an dernier. Et que j’espère de tout cœur qu’ils ne seront pas déçus comme ils ont pu l’être l’an dernier en fin de saison …..

    Questions à Amédée

    Amédée, tu portes un nom célèbre, avantage ou inconvénient ….
    Amédée :
    C’est un peu des deux. Quand je jouais à Brive, ça a été un avantage certaines années, mais un gros inconvénient après le décès de mon grand-père. Après ici, pour le nom, on fait moins référence à lui et plus à moi. Et puis, moi, j’en suis fier. Que les gens aiment ou pas, je m’appellerai toujours Amédée Domenech et je le revendique et j’en suis fier.

    Plus tard, si tu as des enfants, est-ce que tu leur conseilleras le rugby ?
    Amédée :
    Oui, oui. Que ce soit ici ou ailleurs, les valeurs du rugby sont importantes. Quand on voit le foot et d’autres sports où il n’y a aucune valeur, où personne ne se respecte. Ici, même si pendant 80 minutes, on est un peu des « voyous », des personnes un peu moins réfléchies, ça ne veut pas dire qu’après on n’a pas des valeurs et du respect.
    Donc, moi, mes enfants, ils feront du rugby. Bien sûr si ça ne leur plait pas, s’ils veulent faire de la danse, ils feront de la danse, mais je serai plus porté à mettre dans leur berceau un petit ballon de rugby …..Vert !

    Lomu a dit « il faut vivre sa vie dans l’esprit rugby » ……
    Amédée :
    L’esprit rugby ….. Le rugby, c’est une grande famille. Je peux en parler, même ici chaque joueur a eu au moins un problème, à un moment ou à un autre dans sa vie et grace au rugby, on a pu s’accrocher à des valeurs humaines, qui font qu’on ne nous laisse pas tomber, ni de côté. S’il y a un problème, les 14 autres seront là sur le terrain mais, il y a toute l’équipe aussi dans la vie qui sera là pour lui. Donc, c’est un bon état d’esprit.

    Une « petite folie » que tu aimerais faire …..
    Amédée :
    Oh ! La !la … Moi, je ne suis pas « fou–fou » comme cela. Je reste dans la limite du raisonnable…. Aller dans l’espace, peut-être, ça serait marrant, juste pour voir, mais je reste les pieds sur terre et ça me va très bien….
    Ah ! Si !!! Un truc fou-fou : Qu’on monte cette année et que je te prenne à la fin du match sur mes épaules en portant ta petite perruque verte que j’apprécie énormément…. Ça se serait un truc agréable, comique et un peu fou pour les autres, mais pas pour nous….. (Note de Mimi : Rendez-vous est pris, Amédée, une promesse est une promesse, tu auras ma perruque, mais tu n’as pas réalisé « le poids à porter » ce jour-là, je vais me mettre au régime)

     Quelque chose que tu as envie de dire « aux Ultras » :
    Amédée :
    ça fait trois ans que je les remercie. Ça fait trois ans que j’ai appris ce que c’est des supporters, en fait, parce que dans les autres équipes où j’ai joué, ce n’est pas des supporters. C’est des gens qui viennent se montrer et cracher, faire semblant que ça va quand ça gagne et crachent quand ça perd. Ici, que ça gagne ou que ça perde, j’ai rencontré des gens fabuleux, comme toi ou les Ultras. Après, c’est sûr que je ne connais pas tout le monde en particulier. Mais à chaque déplacement, à chaque match, il y a quelque chose qui se passe, il y a des frissons qui s’emparent de moi. Voilà, « les Ultras », il n’y a que les « Ultras Sapiac », j’ai vu « Ultras vulcains, Ultras je ne sais pas quoi … », mais il n’y a que « les Ultras Sapiac » qui nous feront rêver autant …Vous êtes notre énergie et c’est vous qui nous poussez à la victoire. Voilà, quand il faut se surpasser, dès qu’on vous voit, qu’on vous entend, c’est partit….Merci, il n’y a qu’un mot, c’est Merci …….